Politique et savoir vivre
Aurais-je perdu la boule me direz-vous? Non, le titre évoque bien une analogie subtile mais ô combien importante entre politique et savoir-vivre.
La rédaction de cet article est partie d’une phrase d’un quidam disant “du temps de Ravalomanana, il n’y avait d”affaires’” et j’avoue que ce n’est pas la première fois que je l’entends. Personnellement, je l’ai compris comme un regret évoquant:
- soit un “bon vieu temps” où quand on avait des problèmes ça s reglait par une petite enveloppe ou des relations biens placées
- soit par une activité rémunératrice basée sur l’exploitation de l’administration via encore une fois du trafic d’influence
- soit pour glorifier l’éradication de la corruption, mais cela m’étonnerait fort
Bref, quelle que soit l’interprétation, la réalité est que la corruption au niveau des affaires courantes a été fortement diminuée, contraignant les agents de l’état à vivre sur peu ou prou uniquement leur salaire. D’un autre côté, des affaires impliquant Ravalomanana (et quelques rares amis) ont eu lieu dans les plus hautes sphères de l’état.
Ce qui me choque, c’est que tout le monde voulait (veut) en faire (corruption, business) parce que “même le président en fait”. Car à l’instar de ce qui se passe dans notre société contemporaine, l’objectif n’est pas de se dire qu’il faut faire l’effort de rester “clean” mais que si l’autre le fait, alors moi aussi j’en ai le DROIT! Rajouter à cela une expression populaire disant “chacun est adulte et qu’il n’a pas à critiquer les autres” vous obtenez la recette d’un irrespect perpetuel qui ne peut conduire qu’à un choc autant social que politique.
Rajoutez à cela que nos politiciens n’ont aucune cordialité même entre eux, vous obtenez la recette d’une anarchie latente… où l’un dit gauche, l’autre dit droit à des moutons de Panurge appelés Malgaches…